L’ile de Re ne manquera pas sa saison touristique

11 mars 2010

Malgré la tempête et le raz-de-marée qui ne l’ont pas épargnée, l’île de Ré relève la tête et prépare d’arrache-pied sa saison. Dans de nombreuses communes, les dégâts sont presque déjà effacés. Les professionnels attendent les touriste de pied ferme pour les vacances de Pâques.

Lors d’un point presse organisé jeudi 4 mars à La Rochelle, tous les responsables du secteur touristique en Charente-Maritime parlaient d’une seule voix : « le département est en ordre de marche pour accueillir les touristes comme prévu« . Les vacances de Pâques débuteront le samedi 3 avril par la zone B, autrement dit dans quatre semaines. Un défi que la Charente-Maritime entend relever haut la main. « 95 % des infrastructures touristiques du département n’ont pas été touchées, tient à rappeler Stéphane Villain, vice-président du conseil général et président de Charente-Maritime Tourisme. Cette tempête avait un caractère très local, concentré sur le nord du département. »

D’après le rapport établi par les services de Charente-Maritime Tourisme, seuls une dizaine de campings ont été touchés. Les résidences de tourisme ont été épargnées. La grande majorité des sites touristiques (musées, maisons de pays…) seront ouverts avant la saison. La plupart des restaurants devraient ouvrir dans les prochains jours, voire les prochaines semaines. Quant aux hôtels, la majeure partie des dégâts a été causée par les inodations. Les opérations de pompage et de nettoyage effectuées, il ne reste plus qu’à remplacer le mobilier et les équipements.

Fermeté de rigueur avec les assurances et les fournisseurs

« La saison touristique 2009 a été sauvée de la crise. Celle de 2010 doit l’être de la tempête, a indiqué Thierry Dubois, président de l’UDOTSI (Union départementale des offices de tourisme et syndicats d’initiative) de Charente-Maritime. J’ai effectué un tour d’horizon dans l’île de Ré. Les paysages sont loin d’être dévastés. À certains endroits, il est même difficile de s’imaginer qu’il y a eu un raz-de-marée. L’outil touristique a été plutôt épargné, hormis à Sainte-Marie-de-Ré avec le Relais Thalasso et à La Couarde-sur-Mer où deux campings ont été fortement endommagés. »

Pour Antoine Majou, la réactivité des professionnels rétais est à saluer. « Toutes traces visibles ont commencé à être effacées dès le lendemain. Il faut maintenant être très ferme sur le suivi des assurances. Les délais d’indemnisation doivent être courts. Il faut aller vite pour être opérationnel dès que possible. Mis à part quelques exceptions sur le département, dans l’ensemble, les démarches se passent bien. » Autre sujet qui prête à la vigilance : les délais de livraison des fournisseurs. « Dans les restaurants, il y a beaucoup de matériel à changer, précise Catherine Senand, directrice d’Ile de Ré Tourisme. Il faut que les fournisseurs soient réactifs et ne fassent pas traîner les devis. » Les représentants de la profession invitent d’ores-et-déjà les hôteliers et restaurateurs qui auraient des problèmes à se manifester afin de se faire aider et faire accélérer les démarches.

L’île de Ré opérationnelle dès Pâques

Quant à une ouverture de la saison touristique en temps et en heure, Catherine Senand est optimiste. « Hormis certaines pistes cyclables qui prendront plus de temps à être reconstruites, l’île de Ré sera opérationnelle dès les prochaines vacances. » Certains touristes ont déjà contacté les établissements pour savoir s’ils maintenaient leurs vacances dans l’île de Ré. « Quelques médias ont véhiculé des images catastrophiques de la Charente-Maritime en général et de l’île de Ré en particulier. La réalité est toute autre« , affirme Stéphane Villain. « Lorsqu’on explique la situation aux clients, qu’on leur dit que l’île de Ré ne ressemble pas à un champ de mine et que tout sera ouvert pour la saison, ils ne se posent pas de questions et maintiennent leur réservation. Ils sont très attachés à l’île« , poursuit Thierry Dubois.

Objectif : devenir n°1

Dans l’île de Ré, le Relais Thalasso de Sainte-Marie-de-Ré a été l’un des établissements les plus durement touchés. Mais pour son directeur, Didier Gireau, la réouverture ne fait aucun doute : elle aura lieu dans les deux mois à venir. Autre commune sinistrée : Saint-Clément-des-Baleines. Dans un communiqué, Denis Lagord, président de l’office de tourisme, souligne que « tout est prêt sur la commune pour accueillir les touristes, y compris le village vacances« .

Olivier Amblard, directeur de Charente-Maritime Tourisme, indique que la campagne de communication a été maintenue. « Le lancement de la saison touristique 2010 aura bien lieu lors du week-end pascal, comme prévu. »
Et Stéphane Villain de rappeler : « d’ordinaire, nous sommes toujours adversaires avec la Vendée. C’est à qui devancera l’autre en terme de fréquentation touristique. Aujourd’hui, nous voulons leur manifester notre soutien. Et notre objectif est de devenir n°1, à leurs côtés« .

Source: Le Phare de Ré

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Tempete de 2010 : gros degats materiels a l’ile de Re

11 mars 2010

Des vents violents à plus de 160 km/h ont balayé l’île de Ré entre une heure et sept heures ce matin, dimanche 28 février.

A midi ce dimanche 28 février, l’île de Ré est littéralement coupée en deux. La route est totalement inondée au Martray (point le plus étroit de l’île de Ré avant Ars). A l’heure actuelle, les communes d’Ars-en-Ré, de Loix, de Saint-Clément-des-Baleines sont privées d’électricité et de téléphone, ainsi que certains lieux de Saint-Martin-de-Ré et de La Flotte.

Des habitants ont été évacuées dimanche vers 4h du matin à la demande des maires de St-Clément, Loix, Ars et Les Portes. Cinq personnes âgées ont également été évacués à La Flotte.
Dans cette même commune, les pontons du port se sont retournés. Le port a débordé et les rues piétonnes ont été inondées. Ce matin, les commerçants s’activaient à éponger leur magasin et à évaluer leurs dégâts.
A Saint-Martin, deux chalands d’ostréiculteurs (pour l’ostréiculture en filière) sont considérablement abîmés : l’un d’entre eux est sur le quai et l’autre s’est retourné dans l’eau et est actuellement tête en bas dans la vase du bassin du port, donnant des images spectaculaires.

Les digues de Saint-Clément-des-Baleines ont, comme à chaque coup de vent, été terriblement endommagées. Les dégâts matériels sont très nombreux mais l’île de Ré ne déplore pas de victime.
Si l a tempête Xinthia a été moins puissante que celle de 1999, elle a été combinée à un très fort coefficient de marée à 108, entraînant des inondations un peu partout. La pleine mer était à 22h hier soir.

Source: Le Phare de Ré

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Tempete: actions de solidarite

11 mars 2010

Des Rétais ont mis en place des actions de solidarité après le raz-de-marée.

Actions de solidarité : communiqué

Dimanche 7 mars nous nous retrouvons à Sainte-Marie-de-Ré pour aller
ensuite à La Couarde où la mairie nous aura donné une liste de
personnes ayant besoin de bras pour nettoyer leurs maisons. Des
actions de ce style vont être mise en place dans tous les villages en
fonctions des disponibilités des participants.

A partir du lundi 8 mars, un point de collecte et de tri est mis en
place grace à l’aimable participation de l’école maternelle de La
Flotte et de sa directrice qui nous prête un local pour entreposer et
trier vêtements et matériel de nettoyage, ainsi que des produits de
première nécessité : produits d’hygiène comme savons, brosses à dents,
serviettes ou de confort comme maquillage, sacs à main ou de
sports…..  Tout ceci doit être ensuite redistribué sur les communes
en nécessitant.

La collecte se fera de 9h à 12h30 du lundi au vendredi sauf le mercredi.
Un second point de collecte est organisé à Sainte-Marie : de 9h30 à
12h30 à Re informatic, place d’Antioche, de 15h à 18h au relais presse
de la place d’Antioche puis à partir de 18h au restaurant Chai
Pépétte. La collecte sera ensuite ramenée sur La Flotte pour un tri.

Nous savons que de nombreuses personnes souhaitent aider mais ne
savent pas comment ni où s’adresser. Un petit coup de pouce de votre
part pour grossir nos troupes et être plus efficaces afin d’aider ceux
qui ont soufferts serait vraiment super!

Nous vous remercions par avance.

Sylvie DA COSTA 06 63 22 67 69 // 05 16 49 29 01
Tais BARITEAU    06 71 33 82 16 // 05 46 41 86 29

Source: Le Phare de Ré

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Ars : Les Archers de Ré dans le mille !

24 février 2010

Depuis octobre, dans l’ancienne salle des sports d’Ars-en-Ré, les Archers de Ré se retrouvent régulièrement pour un entraînement des plus sérieux. La jeune association, créée fin avril 2009, est déjà constituée de vingt-huit membres. À la belle saison, ils s’entraînent au tir dans les remparts de Saint-Martin. Mais le froid revenu, il fallait trouver un lieu couvert. « La commune d’Ars-en-Ré nous a dépanné pour cette saison d’hiver, cette ancienne salle de sport se prête bien à notre activité« , remercie Jean-Louis Ruault, président de l’association.

La pratique du tir à l’arc nécessite une salle d’au moins 18 mètres de longueur, distance réglementaire pour s’entraîner aux futures compétitions départementales. Quasiment tous les pratiquants sont de jeunes archers, venant de différentes communes de l’île de Ré. Et presque tous ont débuté ensemble, sauf Grégory qui pratique le tir à l’arc depuis dix ans. « Ce sport est accessible à tout le monde. Nous ne serons jamais champions du monde, mais nous passons de bons moments ensemble« , poursuit Jean-Louis, lui-même archer depuis deux ans seulement.
Ce sport requiert essentiellement de la concentration, du calme et surtout de bien respecter les règles de sécurité : « ça libère l’esprit, nous sommes obligés d’oublier tous nos problèmes, c’est avant tout de la détente et du plaisir« , commente une participante. L’objectif des archers est identique : progresser dans le tir. Jean-Louis les guide et suit un stage afin d’obtenir le diplôme d’initiateur depuis novembre dernier.

Quand on tire à l’arc, il faut être aussi un peu bricoleur pour réparer, recoller une plume, une flèche et entretenir le matériel. Pour 400 €, un archer peut prétendre disposer d’un arc de bonne qualité, s’il souhaite posséder son propre matériel. L’association Les Archers de Ré est liée à la Fédération Française de tir à l’arc, la licence coûte 100 € par an, dont 30 € reviennent au club rétais. Dès les beaux jours, les entraînements reprendront dans un cadre idyllique : les remparts de Saint‑Martin.

Article rédigé par Maryline Bompard

Entraînement : les mardis et vendredis de 18 h à 20 h, le samedi de 15 h à 18 h
Contact : Jean-Louis Ruault au 06 86 36 84 52.
E-mail : archersdere@free.fr

Source: Le Phare de Ré

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Activ’Bus: nouveaux horaires le 1er mars

24 février 2010

Dès le 1er mars, les horaires de la navette Activ’Bus vont s’étendre. Ainsi, trois horaires s’ajoutent aux rotations déjà existantes. Le matin, un départ du Belvédère sera possible plus tôt, à 7h. Le soir, au départ de Saint-Martin, il sera possible de rentrer plus tard, à 19h10. Enfin, le vendredi un retour avancé est proposé à 16h40 au départ de Saint-Martin-de-Ré.

La navette Activ’Bus est réservée aux salariés et relie le Belvédère et Saint-Martin-de-Ré. Cette solution de transports est expérimentale. Depuis le 1er janvier dernier, elle est payante (15 €par trimestre). Environ 40 personnes prennent la navette pour venir travailler depuis le continent. Les nouveaux horaires pourraient permettre d’accroître la fréquentation, car ils ont été choisis en fonction des suggestions des usagers et des entreprises.

Horaires à compter du 1er mars :
- aller à partir du Belvédère à 7h, 7h30, 8h et 8h30.
- retour à partir de Saint-Martin : 17h10, 17h40, 18h10 et 19h10.
- retour supplémentaire à 16h40 uniquement le vendredi.

Source: Le Phare de Ré

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Installer de nouveaux agriculteurs

24 février 2010

Deux bassins d’irrigation sont en projet : l’un à Sainte-Marie, l’autre à La Flotte.

Comment augmenter la production de pommes de terre AOC de l’île de Ré ? Les projets de bassins d’irrigation de La Flotte et Sainte-Marie-de-Ré pourraient permettre l’installation d’une dizaine d’agriculteurs. Et permettre l’exploitation de plus de 50 hectares pour du maraîchage et des pommes de terre primeurs AOC dès 2012.

Léon Gendre ne décolère pas contre les propriétaires de terrains en friche qui ne veulent pas se séparer du plus petit lopin de terre. « Ils croient à tort qu’un jour leurs terres seront en zone constructible et qu’ils pourront faire une bascule financière en vendant leur bien au prix fort… » Sur les 140 ha de sols classés en zone d’exploitation de pommes de terre primeurs AOC, le maire de La Flotte peut déjà envisager d’installer au moins trois ou quatre agriculteurs sur 42 hectare. Des parcelles, aujourd’hui propriété soit du conservatoire du littoral, soit du département, soit de la commune de La Flotte. Car d’aucuns ont quand même accepté de céder leur terre.

Objectif avoué du maire : installer des agriculteurs en 2012 grâce à un bassin d’irrigation construit juste en face le station d’épuration de La Flotte/Saint-Martin-de-Ré. Les dossiers de demandes administratives sont en cours. Reste à obtenir maintenant la réponse du ministère de l’Écologie via la direction régionale de l’environnement (Diren), à trouver les financements et à procéder à la réalisation du chantier.

Un surcoût de 170 000 euros
à Sainte-Marie

Dans la commune voisine, à Sainte-Marie-de-Ré, le projet de création d’un bassin d’irrigation a été initié sous la mandature de Jacques Boucard. En 2004, les autorisations administratives étaient déjà signées. En mars 2008, quand Gisèle Vergnon est élue à la mairie de Sainte-Marie, le projet n’est pas stoppé mais mis en attente. En fin d’année 2009, les parcelles correspondant à l’implantation du futur bassin sont acquises (il se situera près de la station d’épuration de Sainte-Marie mais un peu plus à l’Est de l’emplacement initialement prévu).

La commune de Sainte-Marie est dans les starting-blocks, car dès le mois d’avril, 10 à 12 ha de parcelles en friche vont être remises en culture avec du sorgho, une céréale qui va enrichir les sols sablonneux en matière organique et à terme, améliorer la fertilité des sols. À Sainte-Marie, il y a au moins cinq candidats à l’exploitation des nouvelles parcelles irriguées.

Une chance pour la pomme de terre AOC
Les 140 ha de parcelles plantées en pommes de terre primeurs AOC permettent de commercialiser 2000 tonnes entre le 15 avril et la fin juin. L’idéal selon Christophe Barthère, directeur de la coopérative Uniré, serait de commercialiser 3000 tonnes sur les deux mois et demi de saison. Mais pour cela, il faudrait seulement une cinquantaine d’hectares de plus et quelques nouveaux candidats à l’exploitation. La solution passe sans doute par la mise en culture des friches bientôt irriguées.

Source: Le Phare de Ré

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Tremplin Soleil de Re: les candidats

16 février 2010

La radio Soleil de Ré organise un Tremplin des jeunes chanteurs, le samedi 20 février à 20h30, à la salle polyvalente du Bois-Plage, au cours d’un dîner-spectacle auquel tout le monde est convié.

10 candidats ont été sélectionnés lors du casting du Tremplin Soleil de Ré et se produiront le samedi  20 février à 20h30 à la salle polyvalente du Bois-Plage-en-Ré, lors d’un dîner-spectacle.

Pour découvrir des extraits sonores des prestations des candidats, cliquez sur le lien « Ecouter les 10 candidats » en bas de cette page.
Le public peut voter dès maintenant pour un ou plusieurs candidats en consultant leurs chansons sur le site www.soleildere.net et en envoyant par SMS au 81 2 81 le mot-clé Tremplin, suivi du prénom de leur favori.

Le 1er prix de ce Tremplin est une séance d’enregistrement d’une « maquette » dans le Cristal Studio à Rochefort.

Réservez vos places pour le dîner-spectacle du 20 février en envoyant un mail à reservation@soleildere.net ou directement à l’Office de Tourisme du Bois-Plage.
Tarif : 15€. Enfants de moins de 12 ans : 8€

Source: Le Phare de Ré

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La guerre du Poitou-Charentes aura bien lieu !

16 février 2010

La campagne des régionales a démarré tambour battant en Poitou-Charentes, où Dominique Bussereau et Ségolène Royal ont organisé leurs meetings respectifs samedi 16 janvier en Charente-Maritime, le premier à Fouras en matinée, la seconde à La Rochelle l’après-midi. Les élus locaux du MoDem ont assurré l’intermède entre les deux. Récit d’une pièce en trois actes.

Premier acte : il est 10h30, le parc de stationnement de la salle Roger-Rondeau à Fouras est archi-comble. Tout comme la vaste salle où le tout UMP de Charente-Maritime est venu, militants, sympathisants comme élus. Didier Quentin, maire de Royan, Michel Tallieu, maire de La ­Tremblade, le sénateur Doublet, Claude Belot, etc. Lionel Quillet et Léon Gendre, les deux conseillers généraux de l’île de Ré, ont pris place au premier rang. Sylvie Marcilly, maire de Fouras, joue la maîtresse de cérémonie. Quelque 1 000 personnes attendent les premières salves de leurs tribuns contre celle que Jean-Pierre Raffarin appelle avec ironie « la dame du Poitou-Charentes« . Dans l’allée centrale, Dominique Bussereau, suivi de près par Jean-Pierre Raffarin, fend la foule, entourés des jeunes militants UMP qui agitent des drapeaux.

Premières salves contre Ségolène Royal

Rapidement sur la scène, la minute de silence pour Haïti laisse place aux discours des trois têtes de liste de la Vienne, des Deux-Sèvres et de Charente (respectivement Olivier Chartier, Xavier Argenton et Henri de Richemont) et les attaques contre Ségolène Royal ne tardent pas : « la région n’est pas un strapontin pour servir les ambitions personnelles et nationales de Mme Royal« , lance Olivier Chartier. Le bilan de la présidente sortante au conseil régional est mis en pièce par les différents interlocuteurs qui se succèdent à la tribune. Le maire de Parthenay, Xavier Argenton, tête de liste dans les Deux-Sèvres, accuse Ségolène Royal de refuser de financer des projets lorsque les demandes émanent de communes de droite. Le ­Charentais Henri de Richemont fustige lui la fameuse démocratie participative : « tout le monde parle, une seule personne décide« .
Quand le tribun Jean-Pierre Raffarin prend la parole, la salle est chauffée à bloc. Le sénateur manie d’autant plus la dérision qu’il s’agit de pourfendre Ségolène Royal et son « bilan fanfaron« . Jean-Pierre Raffarin se fait mobilisateur : « chaque fois qu’on nous a donnés perdants, on a gagné« . Et de citer pêle-mêle une grande figure de la gauche, Mendès-France, puis un symbole gaulliste, Malraux, pour finir par emprunter au vocabulaire de Michel Audiard, « elle soupoudre, elle disperse », avant de conclure au terme d’un discours qui aura fait s’esclaffer la salle à plusieurs reprises : « la région, c’est vous ! »
Place à la tête de liste Dominique Bussereau pour de nouveau démolir le bilan de la présidente sortante : « elle met en avant l’excellence environnementale du Poitou-Charentes. Le magazine Capital nous place à la 19e place sur 22 dans le domaine« . Sur l’opération de sauvetage de l’entreprise Heuliez, le secrétaire d’État aux Transports traite la présidente de « menteuse« . Dominique Bussereau décline ensuite les trois grands axes de son programme : emploi, mobilité et formation et détaille un plan sur douze ans autour de la construction de l’autoroute : « les routes, c’est l’emploi et c’est la vie« . Son programme est résolument aux antipodes de celui de la présidente sortante qui ne jure que par la croissance verte.

Deuxième acte : pugilat au MoDem

13h. À une encablure de Fouras, c’est dans les locaux du MoDem à Rochefort que le deuxième épisode de la journée a lieu. Alexis Blanc, frondeur charentais-maritime du parti de François Bayrou, a convoqué les journalistes à un point presse pour déclarer que deux élus du MoDem en Charente-Maritime vont répondre favorablement à « la main tendue » par Ségolène Royal (elle a invité cinq candidats du MoDem en rejoindre sa liste avant le premier tour), en dépit des consignes données au niveau national par François Bayrou.
L’affaire tourne presque au pugilat et, sur les trottoirs du centre-ville de Rochefort, les échanges de noms d’oiseaux fusent entre Alexis Blanc et consorts et Elisabeth Delorme-Blaizot, conseillère régionale et déléguée départementale du mouvement démocrate.

Chez Ségo : haro sur « le soldat de Sarko »

Troisième acte : 15h30, nouveau décor. L’ancienne criée aux poissons qui accueillera bientôt le musée maritime de La Rochelle est remplie de militants socialistes de tous âges. Sur la scène, sont déjà assis un certain nombre de colistiers de la présidente sortante. Ségolène Royal fait une entrée très théâtrale, suivie comme toujours par une horde de photographes et de cameramen devant une assistance toute acquise à sa cause. Dans la salle, les deux nouveaux colistiers centristes de Ségolène Royal assurent une présence discrète.
Dominique Busserreau est décrit comme « le soldat de Sarkozy, un valet, qui a été nommé comme on nomme un préfet de région« , par Olivier Falorni, tête de liste PS en Charente-Maritime. Fustigeant son utilisation confortable des pantoufles Charentaises, un colistier de  Ségolène Royal lance : « ­Bussereau au dodo, Ségo au boulot« .
Plusieurs des colistiers de Ségolène Royal sont invités à s’exprimer à la tribune et notamment le transfuge des Verts, Alain Bucherie, (avec Georges Stupar), ou encore un producteur en maraîchage bio, représentant le parti des radicaux de gauche. Pour montrer que sa politique de rassemblement prévaut avant le premier tour et englobe jusqu’à la gauche traditionnelle et ouvrière, la présidente a également invité sur sa liste Émile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez, et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris (sous-traitant automobile de Châtellerault qui a fermé le 31 juillet dernier). Les deux ouvriers prendront la parole pour louer la présidente sortante.
Quand cette dernière s’exprime enfin, après plus de deux heures de meeting, elle met en avant sa volonté de rassembler et veut se placer au-dessus des petites phrases. Cette stratégie politique, si elle porte ses fruits en Poitou-Charentes, pourrait peut-être donner des idées aux socialistes pour une échéance post-régionale et nationale cette fois.

Source: Le Phare de Ré

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Ostreiculture : le SOS a Bussereau

16 février 2010

Une délégation d’ostréiculteurs menée par Éric Marissal, vice-président de la section régionale conchylicole, a profité de la venue de Dominique Bussereau sur Ré pour interpeller le candidat aux élections régionales sur les problèmes rencontrées par la filière.

La rencontre n’était pas prévue mais elle a pourtant bien eu lieu en plein coeur de la zone ostréicole flottaise du Préau. Quatre ostréiculteurs, dont les entreprises sont implantées sur le site, se sont rendus en délégation, avec pour porte-parole Éric Marissal, écloseur et vice-président de la section régionale conchylicole, à l’Oursinerie de Ré dans l’objectif d’interpeller Dominique Bussereau sur les problèmes rencontrés par la filière.
Le candidat UMP n’a pas esquivé cette rencontre et s’est montré attentif aux préoccupations des ostréiculteurs. Éric Marissal a d’abord évoqué la mortalité des naissains d’huîtres qui touche la filière depuis deux ans et remet en question l’avenir de la profession, notamment dans les PME à l’échéance de 2011.
Faisant référence aux décisions prises il y a six mois par Bruxelles et Paris pour financer un plan de réensemencement, Éric Marissal a exprimé ses plus vives inquiétudes quant aux freins rencontrés : «  aujourd’hui, nous n’avons pas vu l’argent arriver, car si l’Europe et l’État veulent bien financer leurs parts respectives, les régions qui doivent aussi participer au financement de ce plan, refusent de collaborer. Notre profession fait les frais de ces batailles politiques et si rien n’est fait rapidement, des PME de Charente-Maritime vont mettre la clé sous la porte« .
Le candidat aux régionales a alors endossé son costume de secrétaire d’État aux Transports et surtout d’ancien ministre de l’Agriculture pour assurer à la délégation qu’il ne manquerait pas de passer le soir même un coup de fil à Bruno Le Maire, actuel détenteur du portefeuille agricole au gouvernement. Pour Alain Porsain, éleveur expéditeur, il y a urgence : dès la fin de l’année 2010, les stocks d’huîtres pourraient être trop faibles et cela mettrait des entreprises rétaises en péril. D’où la nécessaire aide de l’État.

Le déclassement, la goutte d’eau de trop…

Les professionnels sont confrontés à un autre problème : la qualité des eaux. Ce qui a conduit la préfecture à déclasser certaines zones de production. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour les ostréiculteurs. Le traitement des eaux pluviales est en cause selon Éric Marissal.
Réunis deux jours avant, les professionnels ont en effet appris de la bouche du préfet que plusieurs zones ostréicoles de Charente-Maritime, dont une sur l’île de Ré � allant de la fosse de Loix jusqu’à La Flotte � allait être déclassée de zone A en zone B (lire l’encadré ci-après). Cet arrêté plongerait une trentaine d’entreprises ostréicoles rétaises (sur 84 au total dans l’île de Ré) dans la plus grande difficulté économique selon Éric Marissal : « les ostréiculteurs qui ne sont pas équipés de bassin d’épuration ne peuvent pas faire face aux investissements pour s’équiper aujourd’hui de ces bassins alors que la filière traverse déjà une crise sans précédent. Aujourd’hui, ces difficultés paraissent insurmontables« .
Le vice-président de la section conchylicole a sollicité cette fois le président du département afin que celui-ci incite les maires concernés, en l’occurrence les maires de Saint-Martin et de La Flotte selon Éric Marissal, à procéder à des études sur le réseau pluvial de leurs communes. Dominique Bussereau, qui avait pris connaissance du problème le matin même, a assuré qu’il avait entendu la demande des professionnels.

Le déclassement sanitaire en question

Une directive européenne impose aux zones de production de coquillages de faire l’objet d’un classement sanitaire. C’est l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) qui a procédé à un très grand nombre de prélèvements sur un an. Le récent déclassement est lié à une contamination microbiologique par une bactérie (escherichia coli). Si dans au moins 90 % des contrôles, l’escherichia coli est concentrée à hauteur de 230 unités pour 100 g, la zone passe de classement A en classement B. Pour commercialiser ses huîtres, l’ostréiculteur est alors obligé de les faire passer par un bassin d’épuration pendant 48h. Il n’a pas le droit de mélanger des huîtres provenant de zone A avec des huîtres issues de zones classées B. Cela nécessite également d’avoir au moins deux bassins. Ce qui fait enrager les ostréiculteurs rétais, c’est que les résultats qui ont conduit au déclassement sont proches de la limite. Ainsi, à Loix, il y a 83 % de bons résultats (77 % à La Flotte) sur les 90 % requis pour rester en zone A.

Source: Le Phare de Ré

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Le diagnostic du scot sous toutes les coutures

16 février 2010

La deuxième réunion publique autour du SCOT (Schéma de cohérence territoriale) a de nouveau fait le plein mardi 2 février. Le plein de visiteurs avec une salle de La Maline comble, mais aussi et surtout le plein de questions à l’égard de ce document d’urbanisme, « profession de foi » pour l’avenir du territoire rétais pour ces vingt prochaines années.

Présenté, validé dans son ensemble, mais loin d’être figé. Le diagnostic du SCOT de l’île de Ré a été soumis à la sagacité de la population rétaise mardi 2 février à La Maline, théâtre de cette deuxième réunion publique sur le sujet. « On ne va pas tout refaire ce soir, a signalé en préambule Lionel, Quillet, président de la communauté de communes de l’île de Ré (CdC). L’objectif est de vous donner la parole pour savoir ce qui n’a pas été mis dans le diagnostic, où l’accent doit être porté, ce qui selon vous ne constitue pas un enjeu. Nous avons encore un an pour donner des réponses. En 2010, ce diagnostic sera évolutif. »

Une île, quatre paradoxes

Pour débattre, encore fallait-il avoir des cartes en mains. La première distribution a été réalisée par le bureau d’études Egis Eau en charge de l’élaboration de la fiche d’identité environnementale de l’île (mesures de protection, marais, zones boisées, qualité de l’air, qualité des milieux, estran, dunes, biodiversité, etc.). Autant de facteurs que le futur SCOT de l’île de Ré et les PLU (plans locaux d’urbanisme), traduction locale au sein de chaque commune, devront prendre en considération afin de minimiser les impacts liés à chaque projet.
La seconde, a été l’oeuvre du cabinet Terres Neuves, cabinet d’études mandaté par la CdC pour élaborer le diagnostic territorial d’une île « à manier avec précaution« , dixit Jacques-Marie Loiseau, responsable. Pour ce dernier, quatre singularités méritent de l’attention : une île archipel synonyme de diversité et de richesse, mais aussi de fragilité et de contraintes avec des points de passage obligés tel le Martray, une île de terriens qui depuis 300 ans voit ses surfaces cultivées chuter inexorablement. Une mutation de l’agriculture « lourde de conséquences » selon l’expert. Une île presqu’île avec 3 millions de passages sur le pont chaque année avec pour conséquence un tourisme nouveau, un développement démographique important et une pression financière qui s’accélère. Une île avec des résidents (principaux et secondaires) minoritaires chaque été.
Rien d’extraordinaire cela dit, beaucoup de stations balnéaires de la façade atlantique se retrouvant surchargées entre le 14 juillet et le 15 août. Dès lors, se pose une série de questions auxquelles le SCOT devra apporter des réponses. Quel système innovant de déplacement ? Quelle politique de protection des espaces agricoles et naturels ? Quel seuil de population sur l’île ? Quelle capacité d’accueil ? Quel niveau d’équipements et de services en saison et hors saison ? Comment accueillir de nouveaux ménages à l’année ? Le débat est ouvert.

Un trésor de 96 hectares

Du côté de la CdC, les pistes d’actions sont nombreuses et certaines déjà connues, comme le projet de 400 logements locatifs sociaux en complément des 619 déjà existants. Faut-il le rappeler, l’île de Ré est urbanisée à 18,7 %, pour être précis, et 80,1 % de son territoire est protégé. Et les 1,2 % restants dans tout cela ? Classés en zones NA (zone d’urbanisation future), ces 96 hectares constituent aux yeux de Jacques-Marie Loiseau « un trésor dont l’enjeu à définir dans le SCOT est énorme« .
Dans le public, le diagnostic semble faire l’unanimité mais des craintes restent palpables. En première ligne, l’avenir de l’agriculture. « Le SCOT va-t-il le garantir ?« , demande-t-on. « Tout est OK dans le diagnostic, affirme Lionel Quillet. Mais pour les solutions, on n’est pas encore dedans. » Avec seulement 18 % de l’île cultivée, contre 30 % en 1970, l’inquiétude est légitime. La Flotte et Sainte-Marie en ont conscience et se lancent dans la reconquête d’espaces. ‘Qu’en est-il de la gestion des friches, toujours plus nombreuses ?� Un plan de gestion est demandé.
Le SMVM (schéma de mise en valeur de la mer) , volet maritime du SCOT, a aussi été abordé. Quels ports pour demain ? Quel sort réservé aux zones conchylicoles menacées d’un déclassement (lire en page 9) ? Jugée bonne, la qualité de ces milieux peut rapidement être altérée par des pollutions. ‘Il nous faudra faire des efforts financiers importants là-dessus�, a mentionné Lionel Quillet.
L’utilisation des énergies solaires, la question du social, l’inquiétude des pêcheurs, le golf, le bruit de couloir annonçant la fermeture imminente du centre pénitentiaire ou encore le fossé nord/sud ont animé les discussions jusqu’aux environs de minuit. Il est certain que le SCOT n’a pas fini de faire parler de lui. « Il nous a fait apparaître quelques carences concernant l’étude des courants et la sédimentation, les friches au sud et le réseau hydraulique au nord, la fréquentation touristique en été« , a précisé le président de la CdC. De nouvelles études seront menées dans les mois à venir. Dans moins d’une semaine, l’étude sur le résiduel constructible sera enfin remise aux élus rétais. Histoire d’y voir encore un peu plus clair avant décembre 2010, date de validation du SCOT rétais.

Plus d’informations sur www.cc-iledere.com. Au siège de la CdC et dans chaque mairie, un espace SCOT est ouvert pour que chacun puisse s’informer et faire part de ses suggestions.

SOURCE: LE PHARE DE Re

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